Je me demandais comment Ferrari ferait pour soutenir leur bon ami... Voilà qui est fait.
J'ai trouvé une traduction.
http://www.autosports.be/module.php?name=news&id=2680Mosley cité dans un scandale sexuel : Todt soutient l’anglais
Pris dans une violente polémique, Max Mosley a reçu le soutien de Jean Todt, l'ancien patron de l'écurie Ferrari. Le président de la Fédération Internationale de l’Automobile a été filmé avec des prostituées dans des mises en scène nazies. Le Français de la Scuderia revient pour le ''Journal Du Dimanche'' sur l'affaire et défend un homme « très intelligent et d'une rare élégance. »
Dans l'oeil du cyclone après que le tabloïd britannique News of the World a révélé sa participation à une orgie sadomasochiste à connotation nazie, Max Mosley joue la montre. La vague d'indignation retombée, le président de la Fédération Internationale de l’Automobile entend sauver sa peau en capitalisant sur son bilan.
Avant de s'expliquer devant ses pairs, convoqués en Assemblée Générale le 3 juin, il fait le compte de ses amis. Parmi eux, Jean Todt, l'ancien directeur à succès de la Scuderia Ferrari, aujourd'hui représentant de la firme italienne au sein de la FIA. Jusqu'ici silencieux sur l’affaire, qu'il ne veut pas juger sur le fond, il a choisi le ''Journal Du Dimanche'' pour s'exprimer.
Comprenez-vous le retentissement de cette affaire?
« C'est regrettable et méprisable. Pour moi, on juge quelqu'un dans le cadre de sa fonction. Personnellement, j'ai été stupéfait de voir que j'étais en ligne sur un site de partage de vidéos avec ma copine [l'actrice Michelle Yeoh] pendant un quart d'heure, alors que nous déambulions dans les rues de Paris, il y a huit jours. C'est consternant. Cela étant, quand on est un personnage public, on accepte de s'exposer à un certain nombre de choses. Et aujourd'hui, il faut tenir compte de l'accélération des médias et des moyens de reproduction. »
Mosley est le fils du fondateur du parti fasciste britannique. A-t-il déjà évoqué avec vous ce passé familial?
« Des gens ont parlé de ses origines, ont écrit des livres là-dessus. Je le sais, on n'a pas forcément besoin d'en discuter. J'essaie toujours de me faire une idée de l'homme en fonction de ce qu'il est et non en fonction de ce qu'on en dit. Cela étant, il m'arrive souvent de parler avec lui d'autre chose que de la sécurité routière ou des automobile-clubs dans le monde. »
Lui avez-vous parlé récemment?
« J'ai de très bons rapports avec lui. Je l'ai régulièrement au téléphone, donc je ne vois pas pourquoi ce ne serait plus le cas. »
A-t-il déjà laissé à penser qu'il était antisémite?
« La réponse est non. Absolument non. Et ce n'est pas un fasciste qui vous parle [Todt est le fils d'un juif polonais arrivé en France à 17 ans]! »
Est-il un bon président de la FIA?
« Oui, c'est un vrai président. Il connaît très bien ses dossiers parce que c'est un grand travailleur, rigoureux et fiable. Il est très intelligent et d'une rare élégance. C'est un gentleman. Et il sait imprimer un leadership quand il le faut, avec une résonance internationale. Il a beaucoup oeuvré pour la sécurité. Quand vous voyez ce qu'était la compétition automobile il y a trente ans, notamment sur circuit, ce qu'il a accompli est remarquable. Le nombre de vies humaines épargnées sous son égide, c'est absolument phénoménal. Il a pris des décisions courageuses, parfois seul contre tous, comme le système qui maintient le cou du pilote. Tout le monde était contre mais il a eu raison. Dans l'automobile quotidienne, ses démarches pour l'homologation des voitures ou la sécurité routière ont fait évoluer les choses. Donc, je suis stupéfait de voir que l'on s'attarde sur des éléments qui ne correspondent pas à l'importance de ses actions. »
S'est-il attiré des inimitiés fortes?
« A partir du moment où vous êtes en première ligne, vous êtes plus visible et, donc, vous ne laissez pas les autres indifférents. Il y a des gens qui aimeraient vous voir tomber ou mettre quelqu'un d'autre à votre place. Ce sont les règles du jeu. Mais Max ne tient pas compte des amitiés ou des inimitiés qu'il peut susciter: il prend les décisions qu'il pense être les bonnes. »
Vous êtes donc favorable à son maintien à la tête de la FIA?
« Ce n'est pas la question. Si vous me demandez si je suis content de l'action du président de la FIA depuis qu'il est en fonction, je considère qu'il fait très bien son travail. Donc, j'espère qu'il aura l'opportunité de continuer son oeuvre pendant de nombreuses années. Mais, cela étant, il faut respecter les règles de la FIA, qui se réunira le 3 juin. »
[Le Journal Du Dimanche]
Et puis pour ceux qui s'offusquent lorsqu'on dit que le livre des règlements est rouge, en voici un exemple...
Lui avez-vous parlé récemment?
« J'ai de très bons rapports avec lui. Je l'ai régulièrement au téléphone, donc je ne vois pas pourquoi ce ne serait plus le cas. »
