Après un mois de pause, les deux prétendants au titre de leader démocrate, Hillary Clinton et Barack Obama se sont retrouvé hier à Philadelphie, pour leur 21e débat télévisé depuis le début du marathon électoral.
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En évitant les attaques frontales -ils ont ainsi chacun admis que l'autre ferait un meilleur président que le républicain John McCain, Hillary Clinton et Barack Obama ont néanmoins insisté sur leurs différences. Sans surprise, ils ont ainsi exposé leur programme respectif en matière d'économie, d'assurance maladie, de la politique menée en Irak ou de l'attitude vis-à-vis de l'Iran.
Obama sur la défensive
En revanche, même dans ce débat plutôt policé, Hillary Clinton a tenté d'exploiter la gaffe de son adversaire sur "l'amertume" des gens habitant les petites villes de Pennsylvanie frappées par la crise économique qui, a-t-il dit, "se raccrochent" à la religion, aux armes à feu ou au discours anti-immigrés. Elle a ainsi réaffirmé que le sénateur de l'Illinois "ne comprenait pas le rôle de la religion et de la foi" et qu'elle ne croyait pas que "les gens se raccrochent à leurs traditions comme la chasse ou les armes à feu simplement parce qu'ils sont mécontents de leur gouvernement". Une manière pour elle de se positionner comme la seule apte à défendre les populations ouvrières de Pennsylvanie, Etat industriel sinistré.
Sur ce sujet, Barack Obama, sur la défensive, a nuancé ses propos, préférant parler de "frustration" plutôt que d'"amertume". "Les gens sont frustrés pas seulement parce que leurs emplois s'en vont, que les revenus baissent et que les soins deviennent plus chers mais aussi parce que ce sont les représentants des intérêts particuliers qui dominent la vie politique à Washington. Les gens ont l'impression qu'ils ne sont pas écoutés", a-t-il déclaré. Il s'agissait là d'une de ses attaques favorites contre Hillary Clinton, qui, selon lui, compte poursuivre si elle est élue la même politique en vigueur "depuis des décennies".
Enfin, concernant l'éventualité d'un "ticket" Obama-Clinton avec la possibilité que le candidat arrivé en tête à l'issue des primaires s'engage à prendre son rival comme colistier pour la vice-présidence, un long silence a suivi la question du journaliste. "Ne répondez pas tous en même temps", a ironisé ce dernier.
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